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Les annales du Disque-Monde : Introduction

Dans un ensemble lointain de dimensions récupérées à la casse, dans un plan astral nullement conçu pour planer, les tourbillons de brumes stellaires frémissent et s’écartent…

Voyez…

La tortue la Grande A’Tuin apparaît, elle fend d’une brasse paresseuse l’abîme interstellaire, ses membres pesants recouverts d’un givre d’hydrogène, son antique et immense carapace criblée de cratères météoritiques. De ses yeux vastes comme des océans, encroûtés de chassie et de poussière d’astéroïdes, Elle fixe le But Ultime.

Dans son cerveau plus grand qu’une ville, avec une lenteur géologique, Elle ne songe qu’au Fardeau.

Une bonne partie du fardeau est évidemment due à Bérilia, Tubul, Ti-Phon l’Immense et Jérakine, les quatre éléphants géants dont les larges épaules bronzées par les étoiles soutiennent le disque du Monde que la longue cataracte enguirlande sur son vaste pourtour et que surplombe le dôme bleu layette des Cieux.*

Comme tu le sais déjà si tu me suis depuis quelques temps, je suis une fan absolue de Terry Pratchett, et surtout de ses annales du Disque-Monde. L’univers, l’humour, l’esprit de Sir Terence sont absolument fantastiques et originaux. Il donne vie à travers ses livres à des personnages hauts en couleur plus tarés les uns que les autres, tout en réussissant à traiter des sujets de sociétés par forcément jolis-jolis.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cet auteur, je vous invite à lire sa biographie sur le site de Wikipédia, vous trouverez d’ailleurs à cet endroit une réponse quand à la rareté de sortie de ses livres aujourd’hui.

Terry Pratchett, je l’ai connu vers l’âge de 14 ans. Mon frère ainé, adepte du « peuple du tapis », me rabattant les oreilles avec avait fini par piquer ma curiosité. Puis un jour, je suis tombé sur « la huitième couleur » à la bibliothèque municipal de ma ville et je l’ai emprunté. Je crois que c’est ce jour que je suis tombé amoureuse de l’univers du Disque-Monde et depuis, je reste fidèle à l’œuvre de Terry Pratchett et si on me demande quel est mon livre préféré ou mon auteur préféré, je répondrais toujours : un livre ? Ce n’est pas assez, je dirais donc les annales du Disque-Monde et pour l’auteur, Sir Terence bien sûr !

Mais Céline, le Disque-Monde, c’est quoi ? Le Disque-Monde, c’est un monde plat, comme un pizza mais sans anchois car l’auteur n’aime pas ça, qui se déplace dans l’univers sur le dos de quatre éléphants géants : Bérilia, Tubul, Ti-Phon l’immense et Jérakine qui sont eux même poser sur le dos de la tortue stellaire géante : la grande A’Tuin.

Là, tu es en droit de me demander ce qu’a pris l’auteur et je te répondrais : sûrement de la bonne !

Tu crois que le pire est derrière toi mais non, ça vient juste de commencer, accroche-toi. Sur le Disque-Monde, nous avons une géographie complexe qui, du fait que le Disque-Monde est un … oui, un disque donc, n’utilise pas les mêmes points cardinaux que nous. Nous avons donc les directions suivantes : vers le moyeu, qui a pour point culminant une aiguille de glace verte haute de 15 000 km du nom de Cori Celestis, le royaume des Dieux sur laquelle est situé le royaume de Dunmanifestine, vers le bord, direction dans laquelle nous trouverons la fabuleuse et terrifiante grande cataracte, le sens direct et le sens rétrograde, ces deux dernières directions dépendant du sens de rotation du Disque, car il est normal que le Disque tourne afin de répartir équitablement sa charge sur les épaules des éléphants.

Sur le Disque, nous trouvons quatre continents, le premier, qui ne porte pas de nom (du moins nous ne le connaissons pas), est celui où il se passe la plus grande majorité des romans. Sur ce continent, nous trouverons la merveilleuse et puante cité jumelle d’Ankh-Morpork, Ankh la magnifique et Morkpork la putride situé dans les plaines de Sto. Nous y trouvons également les montagnes du Bélier, chaine de montagnes habités de très nombreux micro-royaumes ainsi que la région d’Überwald, peuplés de vampires, loup-garous et nains.

Le second continent s’appelle le Klatch et ressemblera de façon troublante à notre continent africain et notre monde arabe. Le troisième continent est le continent contre-poids, similaire à notre Asie, entouré d’une grande muraille, les habitants du continents contre-poids croit, grâce à leur empereur, que seul le continent contre-poids est réel et que le reste du monde n’existe pas, d’ailleurs, dans la langue de ce continent, le mot désignant un étranger est le même que celui désignant un fantôme. Ce continent porte ce nom car ses terres sont remplis d’or, métal lourd qui permet au Disque de rester en équilibre. Le quatrième et dernier continent se nomme XXXX (lire Iksiksiksiks (j’ai corrigé la page Wikipédia qui indiquait de lire Quatrix, ce qui est faux) est couvert de kangourous et surtout de sable, beaucoup de sable, énormément de sable et de bestioles dangereuses (et de pirates des mers de sables, mais ça c’est une autre histoire).

La légende raconte que ces quatre continents ont été créés lorsque le cinquième éléphant, ayant perdu l’équilibre et étant tombé, s’est écrasé sur le Disque après avoir décrit un orbite parabolique. Cette légende disponible dans « Le Cinquième éléphant » me semble, pour ma part, incompatible avec la fin du « Huitième sortilège » mais disons que je ne veux pas vous gâcher la surprise en vous spoilant la tronche.

L’existence même du Disque-Monde serait lié à l’humour particulier de quelques Dieux qui s’ennuyaient et au fait que la théorie de la probabilité lui laisse une place dans le multivers (selon l’auteur, qui utilise là une théorie très répandu, l’univers est infinie et toutes les probabilités se produisent à un moment ou à un autre, comme dans la série Sliders).

Ainsi s’achève mon premier article sur les annales du Disque-Monde. (oui, je me la pète et je pique la dernière phrase des annales du Disque-Monde, et alors ?)

* Extrait du premier chapitre de « La huitième couleur », premier tome des annales du Disque-Monde.

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